Notes sur le film : Popeye (Gene Hackman) à Marseille. The French Connection II est une suite largement inutile d’un premier opus qui se suffisait à lui-même, en étant impressionnant de tension et d’innovation, avec ce personnage de flic brutal et qui faisait la loi à coups de poing. Envoyé sur le Vieux-Port, le flic « se perd dans la traduction » et dans la ville phocéenne, et nous perd un peu, aussi, notamment durant la séquence de consommation de drogue, trop longue pour ce que le film en fait in fine (rien). Si Gene Hackman assure, comme souvent, le film, lui, est peu intéressant narrativement. Reste la caméra de John Frankenheimer, qui scrute la ville avec crédibilité, notamment car on sent que beaucoup de plans sont tournés à la volée et rendent compte d’une réalité de l’époque – la première scène des poissons, la course poursuite dans la ville. Ça ne fait pas un grand film, loin de là, mais ça permet de ne pas avoir perdu complètement son temps.