Vu le 26 août 2024
On est transportés dans un univers à part : la forêt, l'isolement de ces deux enfants, leur relation fusionnelle, leurs rires, leurs souffrances. L'image est superbe, les enfants interprètent de façon incroyable. Et puis Attal, Kassovitz, que j'aime énormément. Que du bonheur, même si on est poignés par ce drame.
Que d'enfants à sauver dans le monde ! Une pensée à eux.
Edit 19 juillet 2025
Je ne l'ai vu qu'une seule fois et je n'aime pas poster un avis trop tôt, à moins d'être sûre de moi. Au vu de ce que j'ai lu ici et là dans les réactions et critiques, je m'interroge. Mais je crois qu'on ne vit pas tous dans le même monde.
Dans mon monde à moi, les enfants en souffrance sont encore trop nombreux : enfants-soldats, enfants abusés, enfants abandonnés, petits Mowglis, etc etc etc. Qui deviennent plus tard des adultes en souffrance ; je le sais, j'en côtoie dans mon travail.
Ici le contexte c'est l'après-guerre. Je vais faire un parallèle avec le Viet-Nam car j'ai entendu un jour une femme américaine dire une phrase qui m'a marquée : "Je l'ai choisi (son mari) par défaut, il ne restait pas beaucoup d'hommes."
Même si 39-45 a fait moins de victimes dans la population française que le Viet-Nam et que 14-18 (pour s'en convaincre, regarder simplement les listes des monuments aux morts), ça a été un sacré bazar, l'après-guerre. Je ne vois rien d'étonnant à ce que deux enfants soient oubliés par le système. S'ils étaient morts, il n'y aurait pas d'histoire. Mais voilà, ils ont survécu.
Ensuite, les témoignages des "gens du coin" réfutent l'existence des deux enfants sauvages. Ha ha ha, ai-je envie de dire avec cynisme, t'en connais beaucoup des gens qui admettent que et que et que ? ^^
Pour leur éducation scolaire, à 5 et 7 ans, on a des acquis. Ils sont deux, ils échangent, ils ne sont pas vraiment isolés comme pouvait l'être l'enfant sauvage de François Truffaut.
Brèfle, je le reverrai, on verra bien. Mais je voulais apporter ces quelques précisions.