On attendait le pire. Pierre Morel (qui a commis Banlieue 13) à la réalisation, Luc Besson au scénario (Adi Hasak ne faisant que l'adapter) et quelques acteurs absolument inconnus pour subvenir aux besoins des magistraux Jonathan Rhys Meyers et surtout John Travolta (il est l'un des meilleurs acteurs de sa génération à n'en pas douter), tous ces éléments faisaient peur.
Au moins, Pierre Morel nous montre qu'il sait filmer des bonnes scènes d'actions et des bonnes scènes tout court pour un peu qu'il ait des bons acteurs avec lui. Le début sans Travolta est trop lent mais dès que ce diable entre en scène, le film s'anime et devient complètement fou, complètement con mais jubilatoire de débilité. Luc Besson a gommé la plupart des clichés inhérents à ses scénarios (pas de happy end romantique foireux), mais en garde quelques uns (quelle radio passe J'ai Deux Amours encore aujourd'hui à Paris ?) regrettables. Quant à la banlieue, on évite encore quelques clichés, même si les flics sont encore des gros débiles mentaux qui foncent tête baissées et qui ont encore moins d'espérance de vie que les sbires du grand méchant. Dommage!
Et puis en même temps, non. Quand la connerie est bien faite, c'est tellement rare que ça fait plaisir. Ah oui, Travolta reste indestructible tout le film (autre bon point, j'en ai marre de voir des héros torturés...)
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