Eh bien, je ne pensais pas trouver encore plus absurde et moins intéressant que Rubber dans la filmographie de Quentin Dupieux... Fumer fait tousser fait partie du moment de la carrière de Dupieux où la quantité a remplacé la qualité : 6 films de 2022 à 2025. Dans ce film, on suit une troupe de super-héros (les Tabac Force) en team building, prétexte à l'enchaînement de quelques histoires d'horreur, notamment le casque tueur et la bouche vivante. L'intérêt est donc déjà très faible, avec un fil rouge encore plus ridicule, puisqu'un mystérieux méchant intersidéral souhaite détruire la Terre, rien que ça. On comprend que le film n'est qu'une parodie des films Power Rangers, Tortues Ninja et autres slashers, mais ça ne suffit pas à créer un élan. S'y retrouvent des éléments totalement absurdes, comme tout Dupieux qui se respecte : le frigo-supermarché, les robots inutiles, le rat dégueulasse tombeur de bombasses, "changement d'époque en cours" répété 1000 fois. Le tout avec des détails bien gores, entre restes de monstres qui explosent et sceau d'entrailles où seule flotte une bouche qui parle.
Le film détonne quand même dans la filmographie de Dupieux. C'est le seul vrai film de science-fiction de Dupieux. Surtout, il y a véritablement un casting de malade (même si les performances laissent toutes sur notre faim), mélange de stars, d'habitués du réal ou de jeunes nouveaux. En vrac : Gilles Lellouche, Anaïs Demoustier et Jean-Pascal Zadi dans la Tabac force, le Palmashow, Dora Tillier, Adèle Exarchopoulos, Blanche Gardin et un tout jeune Raphaël Quenard dans les histoires annexes, sans oublier Alain Chabat qui prête sa voix au rat et une brève apparition de Benoît Poelvoorde.