Dès que j’ai vu, au générique, une telle kyrielle de Miss, mon sang n’a fait qu’un tour du monde et j’ai pensé « You can’t miss that Missile » (vf « Tu ne peux manquer ce missile ») et alors, à la vitesse de l’éclair, je me suis retrouvé en salle (ou en salon) obscur(e) à voir l’objet.
Et j’ai vu quoi ?
4 ans après On A Marché Sur La Lune de Tintin, ou plus exactement du dénommé Hergé avec Tintin, Haddock et Milou, un second trio (plus un quatrième comme dans Les Trois Mousquetaires) pose le pied « pour l’humanité » sur cette planète que toutes les nuits on aperçoit d’ici.
Et 4 plus 19 égale 23 années après Le Triomphe de La Volonté, film de propagande nazi de Leni Riefenstahl en 1935, on entend dire dans cette histoire je ne sais combien de fois « My will is stronger » (vf « Ma Volonté est plus forte ») et on y trouve une petite société de personnes faites pour nourrir ma libido conduites par une « lido », un mot infiniment plus proche de « leader » (variation anglo du saxon « führer ») que d’une lagune ou d’un cabaret parisien.
Comme, d’autre part, il y a aussi un gaz fatal et même une « chambre d’extermination », le doute n’est plus permis : c’est un avertissement adressé aux terriens que le nazisme n’est pas mort, il renait sur la lune.
Remarquons également l’importance de la pierre dans ce voyage d’un caillou à un autre : il y a d’abord, première rencontre à bord de la fusée, les amusants météorites, ensuite, à l’arrivée, les « hommes rochers » (v.o. « rock men ») et enfin les diamants qui excitent la cupidité de l’homme pour qui nulle chose n’est plus précieuse que ces pierres-là. Et par elles, bien sûr, ne me dites pas que j’ai spoilé », il périra comme tous les méchants dans les films-catastrophes qui surviendront au début des années soixante-dix.
Donc diagnostic ? Bien sympathique.