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le 21 janv. 2014
SuivreTortue Géniale
Alors, dieu sait que j'en ai vu des films invraisemblables, (puis même si il le sait pas il devrait....) mais alors là, chapeau! Bienvenue dans un monde où les tortues peuvent se transformer en...
Le succès de Godzilla et de la Tohô a évidemment fait des émules auprès d'autres studios nippons qui se lancent eux aussi dans la création d'un monstre au cinéma. Le genre kaijû Eiga peut donc compter sur la Daiei sur ce coup.
Les studios créent donc Gamera, une espèce de tortue géante, capable de voler et de cracher du feu tout en aspirant les flammes pour se régénérer. Le monstre est réveillé par des essais nucléaires lors du conflit de la Guerre Froide entre Soviétiques et Américains. What the fuck vous avez dit?
Gamera n'a certainement pas l'aura d'un Godzilla. Mais il a aussi des qualités et notamment des effets spéciaux qui s'ils sont devenus totalement désuets n'en sont pas néanmoins kitschs et amusants. On s'amuse de voir cet homme sous son costume de tortue géante détruire les maquettes de buildings, de bateaux ou de trains. Bref, il s'amuse et nous aussi finalement. Certains effets spéciaux sont toutefois encore pas trop mal faits pour l'époque.
C'est plutôt dans son histoire que le film est nettement plus faible. Sans être aussi critique qu'un Godzilla, l'oeuvre plonge dans certaines facilités scénaristiques: le hasard veut que les scientifiques comprennent que c'est peut-être le froid qui tuera le monstre, les militaires avouent que justement une bombe de glaciation vient d'être mise au point... Bref, c'est parfois l'étonnant facilité dans le récit qui déconcerte.
Personnellement, un mec qui me dirait par téléphone qu'il y a une tortue volante qui crache le feu qui détruit une ville, j'appelle l'asile le plus proche pour le faire interner. Ici, tout le monde croit tout le monde aisément. Et il y a aussi ce gosse qui voit en Gamera une tortue certes monstrueuse mais qui n'a pas un fond méchant. D'ailleurs ce gamin peut accéder à tous les sites militaires sans soucis.
Bref, cette naïveté et toutes ces facilités de scénario n'aident pas vraiment. C'est dommage car le côté kitsch et le format court du film permet au spectateur d'accrocher.
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Créée
le 31 août 2015
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le 21 janv. 2014
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