Dernier épisode de la tortue Gamera qu'il va m'être donné de voir avant un bout de temps tant le personnage est devenu incroyablement kitsch et que les qualités se font de plus en plus rares. Ici, le kitsch justement atteint de tels sommets qu'il en devient même drôle.
Comprenez que cette fois, notre super-tortue va affronter des extraterrestres, les Viras, venus tout droit envahir notre bonne vieille planète. Un coup à faire tomber à la renverse les Gendarmes, Cruchot en tête.
Sincèrement, il est drôle de voir les extraterrestres parler japonais, il est encore plus drôle de voir que leur leader est un poulpe. Mais le summum de l'incroyable mais vrai est certainement atteint avec l'un des deux personnages principaux, Jim, jeune scout américain qui parle couramment le japonais. Alors Jim est un peu le gentil petit américain qui accompagne le vrai héros gosse du film: Masao. Les deux trublions ne sont pas les derniers à faire des bêtises.
Orienté public enfantin mais cherchant apparemment à cibler aussi le public américain avec Jim, Gamera vs. Viras nous permet de nous fendre la poire face à ce kitsch finalement quasi assumé. Le scénario est inexistant à un tel point que le cinéaste ne se prive pas de nous remontrer dix à quinze minutes de films précédents, pour nous montrer à quel point les extraterrestres étudient bien Gamera.
Les acteurs sont des nuls, la musique est ridicule (le générique d'ouverture) et le clou du spectacle est sans aucun doute Gamera qui fait du ski nautique, se servant du poulpe comme engin. Drôle à souhait. Mais était-ce bien voulu ?