Avant toute chose, remercions comme il se doit l’auteur du titre français du film qui empêche depuis presque trente ans toute personne normalement constituée de regarder ce film malgré une belle tentative de la part de la VHS pour se démarquer de l’affreuseté inqualifiable…
Mais heureusement, l’amour du Rob Reiner des 80s est plus fort que tout et c’était le dernier qui me restait à voir, je me suis fait violence, et je ne regrette pas.
The Sure Thing c’est l’histoire de John Cusack en étudiant de première année lambda qui n’arrive pas à grand-chose en dragouillant Daphne Zuniga, sorte de bonne élève coincée à l’extrême, et à qui un ami promet un coup sûr avec une future Desperate Housewives s’il bouge ses fesses jusqu’à Los Angeles aux vacances de Noël…
C’est un peu remake de New-York Miami, mais avec la petite touche de teen movie 80s par-dessus, ce qui n’est forcément gage de bon goût… Et oui, effectivement, le modèle de vie épanouie du héros est grotesque, oui c’est quand même sacrément un gros lourd et oui, le scénario ne ménage pas de bouleversements inattendus, mais bon, heureusement que le modèle original est à toute épreuve…
Parce que, tout de même, c’est délicieux une petite comédie romantique de temps à autres, surtout que John Cusack a 19 ans et qu’on lui pardonne beaucoup et que la future parodie de princesse Leïa est très bien dans son rôle, elle est en outre affublée sur la fin d’une sorte de version jeune de Anton Chigurh en plus effrayant… Et n'oublions pas un Tim Robbins magistral en second rôle de cauchemar...
Je n’y peux rien, mais à chaque fois, Rob Reiner arrive à esquiver les plus gros risques inhérents au genre et à nous arracher des sourires et des rires attendris pour le plus grand bonheur de la midinette qui sommeille en moi.
Alors tant pis si la fin est un peu embarrassante et si c’est quand même bien con, un ado moyen, quand on y pense, le charme fonctionne à plein, oubliez le titre, misez tout sur l’auteur…