Un couple investit une maison dans laquelle, vingt ans auparavant, un crime crapuleux a été commis. On met peu de temps à comprendre par qui...
Le problème du film de Thomas Dickinson -dont Cukor fera un remake peu de temps après- est qu'il laisse peu de place à l'équivoque et au mystère. A défaut d'être ouvertement explicitée, la situation est néanmoins très claire. La mise en scène n'est pas celle d'un cinéaste inspiré. La relation délétère entre les deux époux ne se traduit guère par un style approprié et cette relative platitude se retrouve dans la direction d'acteurs.
Dans le rôle de l'épouse un peu gnangnan, Diana Wynyard ne parvient pas à suggérer autrement que par de grossières grimaces qui rappellent l'expressionnisme du cinéma muet l'état d'angoisse et de doute auquel la réduit l'attitude du mari. Dans le rôle de ce dernier, Anton Walbrook, les regards sombres et appuyés, a rarement l'occasion de jouer sur les nuances (une ou deux expressions à la fin du film nous en donne le regret): il est uniformément méchant sans que sa perfidie et son avidité, sa personnalité toute entière, soient étudiées, étayées.