Un brillant professeur en cybernétique a mis au point l’ordinateur le plus perfectionné du monde. "Proteus IV" est doté d’un cerveau artificiel (une intelligence artificielle) et acquière rapidement les capacités de logique et de réflexion au point de prendre l’ascendant sur l’Homme.
Génération Proteus (1977) est l'adaptation du roman "La semence du démon" de Dean Koontz. Le réalisateur Donald Cammell en restitue un film d’anticipation science-fictionnel, sorte de huis clos au cœur d’une maison ultra-moderne et bardée de technologies (la domotique avant l‘heure) où l’héroïne se retrouve emprisonnée au sein même de sa maison et fécondée de force par l’ordinateur artificiellement intelligent (afin de se perpétuer et prendre ainsi forme humaine).
Si l’idée de départ était très intéressante, à savoir le rapport de force entre la machine et l’Homme, très rapidement, il faudra reconnaître que le manque de crédibilité et les nombreuses aberrations & incohérences scénaristiques viendront plomber l’ensemble (l’héroïne parvient notamment à accoucher en moins d’un mois après son insémination). Un home-invasion qui s’annonçait ambitieux sur le papier mais qui en réalité, ressemble plus à une Série B relativement cheap (avec son bras télescopique, son fauteuil roulant et son robot triangulaire). Dans la lignée de 2001 : l'odyssée de l'espace (1968) mais totalement barré, avec une Julie Christie qui se donne corps et âme (elle apparaît seule (pendant les ¾ film) face à la conscience du robot.
Le film avait le mérite d’être précurseur en matière de domotique, quitte à paraître irréaliste à l’époque de sa sortie (tout le contraire aujourd’hui). Mais force est de constater qu’en dehors de ça, le discours du film et son traitement paraissent relativement vieillot.
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