Il y a des films qui choisissent la lenteur pour approfondir leurs personnages. Generation Um... semble plutôt l’avoir choisie par absence d’idées. Pendant une heure et demie, on suit John (Keanu Reeves) dans les rues de New York, sans but, sans tension, sans transformation. Ce qui aurait pu être un portrait mélancolique d’une génération en quête de sens devient une errance monotone, où l’ennui finit par étouffer toute tentative d’interprétation.
La mise en scène se veut discrète, presque invisible, mais finit par perdre le spectateur dans un flot d’images sans relief. Keanu Reeves, pourtant capable de porter des rôles introspectifs, semble ici désorienté par un scénario qui ne lui donne aucune matière. Même les dialogues, censés éclairer les bribes de vie croisées, sonnent creux.
Le film aurait pu être un murmure sensible sur le vide existentiel. Il n’est que silence sans fond. À trop vouloir dire sans parler, Generation Um... finit par ne rien dire du tout.
Note : 1.5/10 — Une apathie filmée, mais jamais transcendée.