Apaches sans Shadows.
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"Apache"... Ce fut aussi le titre phare du groupe "The Shadows" avec encore "Kon Tiki" et bien d'autres...
Dans les sixties (comme ce film) les groupes musicaux dits "yé-yé" fleurissaient un peu partout, nés des guitares électriques : pas de caisse de résonance en bois, mais des boutons-micros placés sous les cordes et transmettant les vibrations (inaudibles) de la corde à un amplificateur électrique relié à des baffles... Groupes pour la plupart avec chanteur comme Cliff Richard accompagné à ses débuts par les Shadows... Lesquels décidèrent un jour de voler de leurs propres ailes, avec le succès qu'on leur a connu ! Il y eut aussi les "Spoutnik" qui cuisaient sous leurs scaphandres et n'ont jamais osé jouer sur scène leur très difficile "Orange blossom special" nécessitant une virtuosité des cordes de haut-niveau.
Un nouveau son été né. Jeune, pétillant, électrique !
Ce film date lui aussi des sixties et pour une fois, c'est un vrai, un pur, un authentique western qui, si j'en crois Larousse, "qualifie un film dont les indiens se font voler les terres par de peu scrupuleux américains, et tentent de les leur reprendre"...
On est ici dans le vif du sujet des vrais westerns d'antan avant que le nom ne soit galvaudé.
Ce sera d'ailleurs, et un peu étonnamment, le seul du genre des dix films pour le cinéma que l'américain Arnold Laven (1922-2009) signera comme réalisateur, et qui le fera passer à la postérité...
Pas mal ficelé... même si les tipis (1) ont disparu du panorama.
Une petite merveille pour 1962, car on prend rapidement fait et cause pour ces indiens qui ont cru aux promesses des politiciens de Washington, faute d'avoir compris ...qu'elles n'engagaient que ceux qui les croyaient...
Film réalisé en technicolor et format Panavision, celui qui allait le plus se répandre...
Un genre de compression façon informatique, enregistré et lu avec anamorphose.
Le scénario est vivant, trépidant même, mais avec son lot d'invraisemblances !
A l'époque pourtant, on ne s'en souciait pas vraiment ...mais quand même ce canon pulvérisé par une flèche enflammée de Géronimo, "faudrait quand même pas pousser mémère" !
Le film est porté par les épaules de Chuck Connors, ex-sportif de haut niveau, 41 balais quand même quand il tourna ce film, flanqué de celle qui allait devenir sa squaw : la jolie Kamala Devi, une indo-britannique de 29 ans quand elle tourna. Chuck allait devenir son réel mari de 1963 à 1972...
La réalité suit parfois la fiction.
A part ça, les indiens n'en ont pas vraiment la tronche de purs autochtones, mais doivent être de vieux cow-boys émérites au teint basané et de longue date...
Un film qui aura fait le bonheur de la production : 1 244 869 entrées en salles françaises dont
191 219 à Paris : à cette époque, les westerns plaisaient encore !
Avec une inscription quand même à la 55°place du Box-Office sur 64 films millionnaires en entrées en cette année 1962 où le podium était dominé par "Le jour le plus long" avec près de 12 millions de spectateurs ! Un chiffre à faire rêver les distributeurs !
Le cinéma vivait encore ses derniers beaux jours...
(1) Selon un internaute, les huttes du film n'étaient pas des tipis : qu'en pensez-vous ?
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Paramount Channel le 30.12..2021-