Gerry, ce film nous pousse aux limites du survival, où la limite entre l'hypnose et la transcendance n'est pas loin. Les longs plans séquences de la fin nous transportent au delà du plaisir scopophilique. Gerry est un espèce de huis clos dans les immenses espaces à la John Ford, qui ont fait la gloire du cinémascope et également un film qui pour une raison inconnue nous demande à découvrir la fin ... esthétiquement, le désert rend le film d'une pureté graphique qui recentre l'intrigue sur les 2 marcheurs du désert. Peu de films m'ont déjà procuré un tel hypnotisme, après un début qui nous aspire dans une spirale infernale, Gerry ressemble au cheval de Turin, où nous atteignons sans pouvoir lutter à la fin du monde. A la grande nuance que ce film est un survival.
A voir pour les amoureux des longs plans séquences où le laché prise est de rigueur.