Shine on, you crazy Diamond
Marche ou crève. Au départ, on roule by car, ensuite on marche, by foot, puis à la fin, lie down, on en crève.
Gerry, c’est l’histoire de deux hommes qui avancent pour s’égarer, vers une possible sagesse, ou un destin inavoué. Ils n’ont pas le temps de méditer, car ils n’ont pas le temps de regarder leur chemin, trop occupés par leur marche.
Gus Van Sant nous montre au fond que tout âme humaine est une fragile lumière en marche vers quelques abris divins, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
Pendant près de 105 minutes, la vie est une ombre qui vadrouille, deux silhouettes qui se trémoussent, qui se trainent, puis qu'on cesse d'entendre.
Dans ce film, tout y est si beau et pourtant si triste. Il fait appel à toute tolérance, celle de s'ennuyer. L'image nous laisse passif, contemplatif, et l'atmosphère y est tragique, presque aride.
L'oeuvre ne m'a pas transcendé, mais je n'ai pas regretté. Si vous manquez ce long métrage, vous manquerez aussi la scène d'un des plus beau levé de soleil cinématographique, et ça pour le coup ce serait fort tragique.
Au sortir de ma séance ultra personnelle, un soir, il y a de cela un an, j'ai pensé à un songe "pink floydien", et j'y pense encore. Dommage, car avec une oeuvre un peu moins silencieuse, mon avis aurait été dithyrambique.
L'expérience n'a pas besoin d'être exceptionnelle pour être plus ou moins apprécié.
"You, shine like the sun - Shine on you crazy diamond"
https://www.youtube.com/watch?v=bT7bbgsyzKc
Soyez d'accord pour être en désaccord.