Il y a des films qui sont excellents, en ce qu'ils font preuve d'une inventivité telle qu'ils font école, et sont à l'origine d'un genre. Il arrive aussi que certains sont excellents, en ce qu'ils reprennent les ingrédients d'un genre existant tout en le transcendant.
Ghost in the shell est de ceux-là. Qu'apporte t-il de nouveau, en 1995? Rien.
Malgré tout c'est un film culte, et un film qu'on ne se lasse pas de revoir.
Pourtant, le film est lent, parfois contemplatif, à l'image de cette musique faite de voix discrètement dissonnantes et de percussions au rythme trainant. Kenji Kawai réussissait là une B.O. d'exception.
Pourtant l'histoire peut sembler assez nébuleuse. On semble piocher dans plusieurs inspirations, mélanger le tout, et voir ce que ça donne.
Alors, pourquoi l'ensemble fascine autant?
A cause du sous-texte, une nouvelle forme de vie née de l'information, un robot qui cherche un but à son existence?
On a déjà vu ça, et pas qu'une fois.
Oui mais... aussi bien traité?
Oui.
Alors?
Bonne question.
Si on devait hasarder une réponse, nous dirions que c'est parce que s'il ne crée rien, Ghost in the shell utilise ce qui existe à la perfection.
Tellement qu'on a l'impression de regarder
une évidence.
Alors que...