(Analyse Laser 0417 - SPOILERS détectés)
D'un coté on a un univers futuriste full Cyberpunk blindée de détails genre Cyborgs, humains bioniques, néons publicitaires géants, hologrammes, reconstitution bio-robotique avec chair artificielle, synchronisation mentale, la dimension informatique accessible au cerveau humains, implants oculaires, flingues sur-boostés, invisibilité par réflecteurs corporels et même un nightclub avec des jeux de combat holographiques... le monde de mes rêves quoi ^^
Et de l'autre coté, on a le cerveau d'une jeune femme marginale implanté dans un corps cybernétique et reconditionné au combat contre les cybercriminels, qui découvre sa véritable identité en fin de film, sauf que pour en arriver là, on passe par de l'enquête très classique.
Donc si l’immersion dans l'univers du film est totale, l’immersion dans le scénario est beaucoup moins évidente, avant d'arriver à la fin du film.
Raconter une histoire avec un scénario classique dans un univers de SF Cyberpunk tellement travaillé que ça en est du jamais vu visuellement... C'est exactement comme implanter un cerveau humain dans un corps artificiel ultra-high tech. Car il n'y a pas d’âme de le cerveau humain, c'est bien connu, mais il y en a dans ses créations. Ce qui rejoint une réplique du film: "Ce n'est pas qui on est qui nous définit, c'est ce que nous faisons."
Ajouter à ça les doutes du Major sur son histoire, son passé, son identité, qui suis-je ?... le film fait pareil, qu'est ce que je suis ? un remake ? un hommage ? une continuité ?... jusqu'à la fin évidement où tout se regroupe.
Donc, effet miroir énorme entre le film et son personnage... et c'est beau <3
Mais il va s'en dire que le film n'a pas d'âme, pas de ghost... c'est faux.
Car déjà, ce que raconte le film dans sa conclusion est très beau... Deux jeunes marginaux faisant parti d'un groupe vivant comme une famille à l'écart de tout, enlevés du jour au lendemain par une société de développement pour la recherche et la rentabilité. Et ces deux jeunes amis, se retrouvent 1an plus tard dans des corps différents et en conflit de fonction, l'un criminel, l'autre anti-criminel. Mais ils sont toujours là, malgré tout ce qui a changé, et la renaissance de leur amitié est palpable !
Mais surtout, l'univers du film donc, artistiquement sans égal dans le genre et techniquement irréprochable, laisse en mémoire des images précises, des éléments particuliers et une ambiance propre... n'est ce pas le signe d'une âme ?
Y a toujours de la vie dans un escargot, mais c'est surtout sa coquille qu'on voit, et qu'on garde en mémoire. C'est cette forme là qu'il faut conserver... un cerveau humain faible, limité et imparfait dans le corps d'une conception parfaite. Un CYBORG <3