Une main qui caresse les épis de blé, une modeste porte de bois au cœur d'un mur de pierre, un glorieux général, adulé par ses hommes et qui façonne la gloire de Rome dans la lointaine Germanie.
La chute d'un empereur philosophe et sage ; l'avènement d'un jeune loup qui trahit l'âme de la louve. Il pourvoit aux plus bas instincts du peuple de Rome.
Grandeur et décadence d'un héros devenu esclave et qui se dresse, mû par la vengeance, à la façon sanglante des tueurs de l'arène. La voix du peuple le porte au firmament.
Espoirs et déceptions se conjuguent pour nous offrir un final magnifié par une musique de toute beauté. Celle-ci, parfaitement en adéquation avec le thème, apporte un souffle épique et accompagne avec bonheur le plaisir des yeux. Et quelles couleurs, quels décors ! Rome est fabuleuse et le Colisée époustouflant.
Les acteurs, parés d'atours qui les subliment, sont d'une belle justesse à commencer par Russell Crowe et Joaquim Phoenix mais sans oublier Oliver Reed, Derek Jacobi et Connie Nielsen.
Le film nous emporte dans une dramaturgie antique de toute beauté ; on ne voit pas passer le temps, même dans la version longue qui dépasse les 2h30 de bonheur.
Un film à grand spectacle éblouissant comme nous en produisent les studios américains seulement une fois par décennie.
Après avoir vu ce film une demi-douzaine de fois, j'en ai encore des frissons lorsque la musique amorce son entrée ; le 7ème art dans toute sa splendeur !