Culte à bien des égards, mais pas aussi extraordinaire que supposé...
Voilà un film que j’aurais tardé à visionner, trop même, et pour cause : Gladiator de l’emblématique Ridley Scott parvint à faire renaître de ses cendres le péplum sur grand écran, tout en constituant l’un des plus grand succès cinématographique (sur le plan critique notamment) de ce début de second millénaire.
Mais après visionnage, qu’en est-il ? Eh bien on tient effectivement là un spectacle des plus prenants, et ce sur bien des points : la réalisation tout d’abord, superbe visuellement (les scènes de batailles et autre reconstitution de l’époque sont impressionnantes), en plus d’être agrémentée d’une BO à la hauteur des prétentions affichées par Gladiator.
Le scénario lui se veut intéressant, puis très rapidement captivant, l’action bien menée se mêlant habilement aux manœuvres politiques composant la Rome d’antan.
Jusqu’ici je peux donc affirmer que l’on ne m’a pas menti sur la qualité de ce long-métrage, mais regarder pour la première fois ce péplum, certes musclé, après avoir visionné de façon intensive un certain Spartacus, modère mon jugement : en terme d’émotion et autres instants démentiellement épiques, j’ai déjà vu mieux, aussi la réalisation de Ridley Scott souffre de la comparaison.
Autrement, le casting est grandiose, et les jeux d’acteurs vont en ce sens : Russel Crowe mérite son oscar du meilleur acteur, tandis que Joaquin Phoenix se pare d’une interprétation époustouflante.
En clair Gladiator est culte, c’est à ne pas en douter, de par son visuel dantesque et son intrigue satisfaisante ; mais malgré la force de ses personnages, il ne m’aura pas vraiment enthousiasmé, et il en aurait peut-être été autrement si je l’avais découvert quelques années plus tôt.
Il est reste toutefois une référence intemporelle du péplum au cinéma.