"Run ! Santiago ! Run ! "
Avant de commencer une critique de ce film, je vais vous faire un petit résumé sur le genre de spectateur que je suis. Je pense que le cinéma doit être émotion, et le reste m'importe peu. Mes critiques sont uniquement basé sur mon ressenti, donc le jeu des acteurs et la réalisation ont une influence quasi nulle sur mes notes. Maintenant que c'est dit, passons à notre merveille du jour : Goal : la naissance d'un prodige.
Pour recentrer l'histoire, Santiago est un garçon malchanceux de Los Angeles vivant selon les principes de son père. Un jour, on lui offre une chance extraordinaire de vivre selon son don : le ballon rond.
Goal n'a pas de scène très forte dont je peux me souvenir. Mais l'émotion est présente. Bien évidemment, je pense que le film touchera avant toute chose un fan du football mais aussi du genre sportif, c'est-à-dire l'éveil par le sport. Ma seule critique négative concernant ce film viendra sur ce point. Il n'y a pas de scène forte qui montre l'évolution du petit Santiago. C'est un génie du foot. On l'avait compris très rapidement. Mais les épreuves qu'il rencontre (je ne spoilerais pas.. mais elles sont bien ancrés dans ma tête) ne font pas office de véritable obstacle dans sa vie de joueur, mais plus de marche vers un podium, un moyen sans prise de tête de faire évoluer le joueur, ce qui nous amène sur la fin.. très moyenne de mon point de vue à cause du manque d'émotion qui en découle.
Mais, malgré tout, le fan du ballon rond qui est en moi a bouilli durant ce film. Voir la percée de Santiago m'a ému, presque jusqu'aux larmes bien qu'en y réfléchissant, je me demande encore pourquoi. L'Histoire est belle, et voir un garçon malchanceux devenir une star planétaire en s'élevant par ses rêves fait toujours son petit effet.
A partir de là, je ne recommanderais pas Goal à tous les cinéphiles averti qui pense "Réalisation, jeu d'acteur, scénario original." Je laisserais ces derniers au niveau des perles du cinéma mondial peu connu qui leur convient mieux. Mais par contre, pour ceux qui sont plus du genre rêveurs, ce film est typiquement fait pour eux (en particulier si les noms de Shearer, Lampard, Kluivert, Barros et Gerrard vous disent quelque chose.)