Je vais peut-être comparer l’incomparable, mais c’est vraiment le ressenti que j’ai eu devant ce film. Ce que j’apprécie particulièrement dans Alien, ce n’est pas uniquement son aspect horrifique, mais surtout toute sa première partie, centrée sur l’exploration. Cette montée en tension progressive, cette ambiance pesante où chaque détail compte, où l’inconnu s’installe lentement. C’est une approche qui laisse le temps de s’immerger, de ressentir une vraie inquiétude sans en faire trop.
Et justement, Gods of the Deep m’a donné cette même sensation au début. L’exploration est clairement ce qui fonctionne le mieux. L’ambiance est là, avec une tension diffuse qui s’installe petit à petit. On avance avec curiosité, avec une certaine appréhension, et il y a une vraie intention dans la mise en scène. À ce moment-là, le film réussit à capter l’attention et à créer quelque chose de prenant.
Mais pour moi, tout bascule dès que le film entre pleinement dans l’horreur. Et c’est là que ça ne fonctionne plus. Là où le début jouait sur la suggestion, sur une tension subtile, la suite devient beaucoup plus frontale, presque brute, mais surtout maladroite. On perd toute la finesse installée au départ pour quelque chose de plus simpliste, voire incohérent dans sa manière de faire peur.
Encore une fois, je ne dis pas que Alien est absurde, bien au contraire. Je le cite justement parce qu’il parvient à maintenir une cohérence entre son exploration et son horreur. La tension évolue, mais elle ne se brise jamais. Dans Gods of the Deep, j’ai plutôt ressenti une rupture nette, comme si le film changeait de direction sans vraiment réussir à relier les deux parties.
Au final, j’ai vraiment apprécié le début pour son ambiance et son approche plus lente et immersive, mais la suite m’a complètement sorti du film. C’est d’autant plus frustrant qu’il y avait une vraie base intéressante. Mais en voulant basculer vers une horreur plus classique, le film abandonne ce qui faisait justement sa force.