On m'a dit que c'est le plus bizarre des Godzilla, j'ai foncé.
Dès l'ouverture, j'ai su que je n'allais pas être déçu : Un plan sur des déchets marins avec comme fond sonore une chanson pop dansante… dont les paroles pourraient se résumer à "Tout est pollué, le monde est mort" !
Cette ouverture d'un autre monde donne le ton : ce dernier est perdu entre "film pour enfants gentillet" et "drame art et essais psychédélique sur la pollution", créant des ruptures déroutantes. Hedora est à l'image de ce paradoxe : d'un côté, il s'agit d'un monstre toxique terrifiant, capable d'asphyxier à mort une ville simplement en la survolant, et de l'autre, il ressemble quand même à un sac poubelle avec des yeux. Ses combats avec Godzilla sont d'un ridicule laissant sans voix, d'autant plus qu'ils sont servis avec un sérieux solennel. En parlant du roi des monstres, une étrange musique comique (?!) accompagne ses apparitions, afin d'effacer le peu de classe qui lui restait.
Un opus qui fascine par son étrangeté constante, chaque scène étant le chapitre supplémentaire d'un rêve fiévreux où tout peut arriver. Le final traîne un peu, mais la récompense est à la hauteur de l'attente :
La scène où Godzilla se met à voler, propulsé par son souffle… Cerise sur le gâteau !
Bref : je ne peux pas vous garantir que vous aimerez ce film, mais je peux vous garantir que vous ne risquez pas de l'oublier !