"Gold" surfe opportunément sur la starification de Roger Moore, qui tourna ce film entre deux aventures de 007. Mais l'acteur britannique n'est pas le seul "récupéré" de la franchise James Bond. Le réalisateur Peter Hunt était monteur sur plusieurs Bond, et a également réalisé "On Her Majesty's Secret Service". Le monteur n'est autre que John Glen, qui sera le réalisateur attitré de 007 durant les années 80. Et le générique est conçu par le célèbre Maurice Binder, le graphiste qui a lancé les génériques James Bond.
Que du beau monde, qui pourtant ne brille pas ici. Il est question de magouilles autour d'une mine d'or sud-africaine : de sordides actionnaires veulent créer un accident et noyer la mine pour faire monter le cour de l'or, quitte à y laisser des ouvriers au passage, et à anéantir l'outil de production.
En fait, le complot est très rapidement mis sur la table... sans que ça n'affecte trop notre protagoniste. Roger Moore incarne ce gérant d'exploitation propulsé directeur, qui passe plus de temps dans les lits de ses conquêtes (dont la femme de son patron...) qu'au fond de la mine. Il n'intervient vraiment que dans la dernière demi-heure, quand les choses se gâtent. Avant cela, les méchants auront le temps de répéter trois fois leur plan au spectateur.
A la rigueur, le vrai héros est un ouvrier courageux incarné par Simon Sabela, qui n'aura que peu de développement à l'écran. Dommage d'ailleurs que le film n'évoque pas du tout l'apartheid, en vigueur à l'époque en Afrique du Sud.
"Gold" est donc un thriller en réalité très mou, qui ne raconte pas grand chose pendant 1h30.. mais il y a le charme de Roger Moore. Les 30 dernières minutes, orientées film catastrophe, sont un peu plus distrayante, proposant également un règlement de compte en voiture de luxe.