Le début du film nous fait envisager une comédie relatant la crise économique (de l'époque). L'entreprise, les licenciements, la grève introduisent le thème du conflit entre patron et salariés. Le film n'est alors alors qu'une satire un peu bête.; il devient par la suite péniblement futile et grossièrement caricatural.
Pourtant, l'argument comique de "Golden boy" n'est pas si nul. Un syndicaliste intègre gagne au loto et, investissant son gain dans son entreprise moribonde, en devient quasiment le patron. Inversion par laquelle, le réalisateur Jean-Pierre Vergne prétend nous faire mesurer la difficulté de diriger une société. Le réalisateur ironise pesamment sur le dogme libéral comme sur le syndicalisme obtu, et met en scène des personnages si bouffons qu'ils en deviennent insignifiants: le cadre odieux, l'épouse névrosée du patron, le couple de smicards...lequel, tout à sa joie d'avoir gagné au Loto est une publicité complaisante et volontaire pour la Française des Jeux....
Totalement hors-sujet, le réalisateur ne nous épargne rien des fantasmes argentés du nouveau riche. Les dialogues sont creux et les personnages n'ont aucune épaisseur. On est bien loin du modèle satirique italien et de sa vision caustique du prolétariat.