"GoldenEye" réussit parfaitement sa mission : relancer Bond avec panache tout en modernisant la formule. Campbell livre un divertissement de premier ordre qui reste le meilleur film de l'ère Brosnan. Un retour aux sources réussi qui prouve que 007 est éternel.
Après six ans d'absence et le départ de Timothy Dalton, James Bond renaît de ses cendres avec "GoldenEye". Martin Campbell signe le retour triomphal de la saga avec Pierce Brosnan, enfin libéré de "Remington Steele" et prêt à endosser le smoking.
Pierce Brosnan réussit à s'imposer dès son premier film. Il trouve l'équilibre parfait entre l'élégance de Connery et l'humour de Moore, créant un Bond moderne sans renier l'héritage. Sa prestance naturelle et son charisme british redonnent ses lettres de noblesse au personnage.
L'acteur irlandais incarne un 007 à la fois traditionnel et contemporain, capable d'ironie comme de brutalité. Une réussite immédiate qui posera les bases de ses quatre films suivants.
Campbell déploie tous les moyens pour ce come-back : cascades défiant les lois de la physique (ce saut à l'élastique suivi de la récupération d'avion en chute libre reste légendaire), poursuites mémorables (ce char dans Saint-Pétersbourg !), et un prologue haletant qui annonce la couleur.
La réalisation dynamique transforme chaque séquence d'action en moment d'anthologie.
La distribution fonctionne sur tous les tableaux. Sean Bean livre un adversaire d'exception en Alec Trevelyan/Janus. Cet ex-006 devenu ennemi apporte une dimension personnelle au conflit qui transcende le simple antagonisme. Famke Janssen campe une Xenia Onatopp inoubliable, psychopathe séduisante aux méthodes... particulières. L'arrivée de Judi Dench en M marque également un tournant historique, apportant autorité et modernité au personnage.
Cerise sur le gâteau : Goldeneye fait exception à la règle bon film/mauvais jeu, Rare ayant pondu un modèle de FPS adapté du film.