Au pays des fans aveugle,le Fincher est roi .
Aujourd'hui faire la critique d'un film de Fincher se révèle être quelque chose d'assez compliquer et ce pour 2 bonne raisons . La première consiste à ne pas avoir envie d'affronter tout les fan-boy du cinéaste qui après Fight Club ( un film moyen pour ma part ) ont tendance à croire que tout ce que le réalisateur touchera se transformera en or cinématographique mais malheureusement ce n'est pas le cas et ce nouveau film le prouve . La seconde raison et la je rentre dans le vif du sujet sans faire de détour inutile c'est que les films de Fincher sont tellement bien écrit ( c'est peut de le dire ) que beaucoup en oublie le message même de l'auteur pour se focaliser sur la forme plutôt que sur le fond ce qui est précisément le point faible de Gone Girl .
Une fois que l'ont à passer les présentations d'usages après les 30 premières minutes et que l'ont à pu vérifier que l'ont était bien devant un film de Fincher , la machine se met en place et on a droit à un exposer féroce et macabre sur les dérives du tout-connecter,de la télé-réalité,et par dessus tout sur le mariage qui peut viré à l'enfer ( Ben Affleck et Rosamund Pike excellent ).Si la première heure est un peut en demi-teinte et procure un sentiment de déjà vu,la 2 éme est beaucoup plus rythmée et rattrape bien l'équilibre du film qui semblait partir sur le chemin d'un thriller classique et on peut deviner le plaisir que prend l'auteur à mettre en place son jeu d'échec morbide devant le spectateur .Il y' malheureusement un hic dans tout ce beau programme.Florence Maillard faisait état dans les cahiers du cinéma d'un "cynisme facile" de la part de David Fincher et même si je ne suis pas aussi sévère sur l'avis global de l'oeuvre , je ne peut que rejoindre cette définition de la pensée Fincherienne dans Gone Girl . Fincher ne peut s’empêcher d'injecter son venin avec toujours plus de manipulation , toujours plus de sang ( la scène gore était pas franchement utile même si elle est bien monter ) , toujours plus de tension et toujours plus de cynisme durant 2h30 et quand il n'y a rien derrière en terme de ressort secondaire pour atténuer la lourdeur du programme c'est assez lassant . Le sentiment qui prédomine est celui d'un aveuglement du spectateur pour que ce dernier ne se rende pas compte de la difficulté du cinéaste à apporter une alternative à ce qu'il sais faire . La mission est cependant réussie quand on voit le nombre de spectateurs qui ont l'impression d'avoir été toucher par la grace devant ce chef d'oeuvre incroyable qu'est Gone Girl .... Il suffira pourtant de revoir Effets Secondaires de Steven Soderbergh pour retrouver la même sorte d'intrigue et cette fois ci avec beaucoup moins de tambour et en beaucoup moins de temps , sans parler d'une fin qui assume son cynisme radical et sarcastique sur la relation manipulatrice-manipulé pour le plus grand bien du spectateur .
Gone Girl est donc un bon film mais un Fincher décevant quand on sais que ce dernier peut pondre des excellent films comme Benjamin Button , Social Network ou encore Zodiac . Au royaume des fans aveugles le Fincher est roi mais tu ne m'aura pas David !