La comédie la plus bête et vulgaire nous vient cette semaine d'Italie et s'abreuve directement à la source du mauvais goût représenté par l'ère berlusconienne. Sous couvert d'ouverture d'esprit, le film qui met en scène une huitaine de personnages gays et lesbiens dans une Rome où faire la fête est donc le credo du moment (puisque déjà largement entretenu par La Grande Bellezza) en prise avec des problèmes sentimentaux sans le moindre intérêt. Une version actualisée sous drogue et techno d'une sorte de Cage aux Folles. Incapable de sortir des clichés, s'acharnant au contraire à les amplifier et à plonger le tout dans une caricature affligeante, le film se révèle en creux homophobe dans sa volonté de remettre tout ce beau monde dans le 'droit chemin', soit à devenir éventuellement hétéro, en tout cas à penser à sa transmission. C'est l'anti "Les Inconnus du lac" par excellence. On ne peut montrer aucune scène de sexe explicite et pourtant sombrer dans la pornographie totale. A fuir de toute urgence.
PatrickBraganti
1
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Fims vus en 2013

Créée

le 26 juin 2013

Critique lue 330 fois

Good as You

Good as You

6

FD29200

le 26 oct. 2020

Suivre

Critique de Good as You par F P

Comédie fantasque autour de 6 amis (frères et soeurs) homos. Divertissant. A prendre au deuxième degré. Il faut creuser profond pour trouver un hétéro pur jus.

Jeune & Jolie

Jeune & Jolie

2

PatrickBraganti

le 23 août 2013

Suivre
Dernière modification

le 25 août 2013

La putain et sa maman

Avec son nouveau film, François Ozon renoue avec sa mauvaise habitude de regarder ses personnages comme un entomologiste avec froideur et distance. On a peine à croire que cette adolescente de 17...

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2

4

PatrickBraganti

le 18 oct. 2013

Suivre

Adèle Euh

Même si le film s’articule autour de l’histoire d’amour entre Adèle et Emma, de la naissance (et bien avant) à la rupture, son titre ne mentionne que le prénom de la première, précédé de ‘La Vie ‘ et...

Pas son genre

Pas son genre

9

PatrickBraganti

le 1 mai 2014

Suivre

Le philosophe dans le salon

On n’attendait pas le belge Lucas Belvaux, artiste engagé réalisateur de films âpres ancrés dans la réalité sociale, dans une comédie romantique, comme un ‘feel good movie ‘ entre un professeur de...