Une jeune femme qui s'interdit de se marier pour ne pas laisser seul son père, veuf et sans emploi, ce n'est pas la première fois que l'on voit cela, dans un film japonais. Mais dans Goodbye, Hello, ce n'est que l'un des aspects d'une intrigue qui évolue entre une demi-douzaine de personnages, dans une véritable ronde des sentiments, chacun d'entre semblant amoureux sans réciprocité. Une comédie vive et joliment dialoguée, qui voyage d'Osaka à Tokyo, et dans laquelle Ayako Wakao, une fois de plus, touche au sublime par son talent et sa beauté (dixit quelqu'un qui a depuis longtemps perdu de son objectivité vis-à-vis de l'actrice). Un Ichikawa mineur, bien évidemment, mais plein de vie et nuancé d'une petite touche de mélancolie, qui s'attache aux femmes japonaise modernes, actives et un brin américanisées, de la fin des années 50.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Cinéma japonais des années 50 et K.O. devant Ayako Wakao

Créée

le 14 août 2024

Critique lue 21 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 21 fois

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

8135 critiques

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

le 28 mai 2023

France

France

8

Cinephile-doux

8135 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8135 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021