9
1444 critiques
À quoi bon ?
Ce qui m'a d'abord marqué dans le cinéma d'Ozu, c'est sa façon de mettre en scène, avec autant d'intelligence que de finesse, les liens familiaux, l'ordre établi dans une famille ainsi que les...
le 7 sept. 2017
Ozu était bien plus intéressé par ses personnages que par les scénarios. Gosses de Tokyo en est une illustration parfaite. On suit deux « gosses » bien éveillés et à l’affût de bons coups à faire. Ozu a débuté dans la période du cinéma muet et il était spécialisé dans le burlesque qui reste très présent ici.
La première partie est assez légère, elle suit ces deux garnements puis l’air de rien on bascule dans un registre plus grave sans rien perdre du côté de l’humour. Le père des deux gamins est maître en recommandations pour motiver ses enfants à bien travailler à l’école et devenir importants dans la vie plus tard. Mais lui-même n’est qu’un modeste employé, courbant l’échine devant sa hiérarchie et prêt à se ridiculiser s’il perçoit que ses chefs attendent ça de lui. Les enfants devenus témoins du comportement de leurs pères adoptent une logique imparable : pourquoi travailler durement à l’école si c’est pour devenir le jouet de ceux qui sont de toute façon plus haut dans la hiérarchie sociale. Ils entament un dialogue avec leur père qui se montre insuffisant à fournir un argument tenant la route.
A travers ce film incisif sous ses airs inoffensifs, Ozu met en parallèle le monde des enfants et celui des adultes qui n'est pas si différent. Les grandes personnes ne sont que des gosses continuant à jouer des jeux puérils de pouvoir et de rivalité. Est-ce que cela vaut le coup d’aller à l’école et de travailler dur pour ça ?
Gosses de Tokyo donne un avant goût de cette autre réalisation d’Ozu : Bonjour qui explore une thématique similaire.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films japonais, Mes films muets, Les meilleurs films de 1932 et Filmographie de Yasujirō Ozu
Créée
le 25 avr. 2025
Critique lue 63 fois
9
1444 critiques
Ce qui m'a d'abord marqué dans le cinéma d'Ozu, c'est sa façon de mettre en scène, avec autant d'intelligence que de finesse, les liens familiaux, l'ordre établi dans une famille ainsi que les...
le 7 sept. 2017
7
871 critiques
Ozu était bien plus intéressé par ses personnages que par les scénarios. Gosses de Tokyo en est une illustration parfaite. On suit deux « gosses » bien éveillés et à l’affût de bons coups à faire...
le 25 avr. 2025
8
220 critiques
Contrairement à Hollywood, où le muet a virtuellement disparu des écrans dès le début des années 30 (à l’exception d’un certain Charlie Chaplin), le cinéma japonais a continué à produire des films...
le 15 août 2018
3
871 critiques
J’ai du mal à comprendre comment ce film peut être si bien noté et a pu recevoir autant de récompenses ! C’est assez rare, mais dans ce cas précis je me trouve décalée par rapport à la majorité...
le 12 janv. 2021
9
871 critiques
Le Comte de Monte Cristo est une histoire intemporelle et universelle qui traverse les âges sans rien perdre de sa force. Cette histoire d’Alexandre Dumas a déjà été portée plusieurs fois à l'écran...
le 30 juin 2024
10
871 critiques
Chaplin a été très vite conscient du danger représenté par Hitler et l’idéologie nazie. Il a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. Il commence à travailler sur le film dès 1937. Durant...
le 23 avr. 2022
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème