Justine est une jeune étudiante vétérinaire. Dans sa famille, c'est presque une tradition, tous ont été dans sa nouvelle école, ont suivi les mêmes cours, ont subi le même bizutage. Celui-là même qui va transformer Justine au plus profond d'elle-même. Celle qu'elle était jusque là n'existera plus après cette première année d'étude...
En abordant de manière très frontale le thème du bizutage, ce film est beaucoup plus fin et subtil qu'il n'y parait. Tout amateur de films de genre sait qu'il se cache parfois sous une œuvre gore sanguinolente un certain regard sur la société. Au delà des apparences, le sang et l'horreur permettent d'aborder des sujets universels. C'est le cas ici puisque la réalisatrice utilise le bizutage comme prétexte pour parler de la différence et ce de la plus belle des manières.
Justine est végétarienne. J'en entends certains dire "ah ouais ok, facile de surfer sur un sujet à la mode ces dernières années" ou encore "super, faire devenir cannibale une jeune végé, bravo le cliché". Si si, je vous entends ! Et bien détrompez-vous car il n'y a ni volonté de faire du buzz autour d'une préoccupation à la mode, ni velléité de ridiculiser une partie de la population qui ne mange pas de viande. Finalement c'est assez secondaire que Justine soit végétarienne ou omnivore. Tout cela on s'en fiche un peu. C'est sa transformation, la façon dont elle la vit, dont elle est perçue, son combat, sa volonté qui importent...
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