Film que j'avais vu il y a quelques temps dont j'avais un souvenir "charmant", dixit moi après un ou deux verres de trop (en général, les deux premiers, on ne précisera pas la taille).
"Grave", s'il n'est pas charmant, est en tout cas un ravissement pour le petit coeur qui bat au sein de mon corps en voie de délabrement. Ravissement car le film est viscéral et dégage une folle énergie, une rage, une envie qu'il est rare de voir dans un film réalisé en France, qui plus est dans ce registre là.
C'est largement dû à la performance de Garance Marillier (__), formidable dans ce rôle pourtant particulièrement difficile. Mais c'est aussi grâce à une liberté de ton, des petites choses toutes bêtes (comme le scène de l'épilation) qui donne une fraicheur au film, quelque chose qui est là, j'ai envie de dire générationnel. Comme si y'avait des trucs captés avec justesse, attrapés au vol sans être dévoyés par une réalisation lourdingue ou trop de didactisme.
EN bref, un film que j'adore, que je rererereregarderai probablement encore et encore, sans presque pas regretter cette fin en mode conte de la crypte qui amoindris le propos et force l'interprétation, en dégoupillant un peu maladroitement ce qu'est cette superbe histoire d'un truc qui déborde dans l'âme sans qu'on puisse rien y faire. Une tuerie.