Grave Encounter 2 (réalisé par John Poliquin) est un found footage qui ne renouvelle pas le genre, mais reste assez plaisant à suivre.
On y suit Alex Wright (interprété par Richard Harmon), un jeune réalisateur passionné de films d’horreur qui rêve de créer une œuvre marquante capable de le rendre célèbre. Obsédé par les événements de Brave Encounter 1 — relatant la descente aux enfers d’une équipe de tournage dans un asile abandonné — Alex tente d’entrer en contact avec les survivants, mais découvre qu’ils ont tous mystérieusement disparu.
Il parvient tout de même à rencontrer Jerry Hartfield, le producteur du premier film, qui lui révèle que tout ce qui s’y passe est authentique. Convaincu d’avoir trouvé le sujet de son propre chef-d’œuvre, Alex décide de se rendre sur les lieux : l’hôpital psychiatrique de Collingwood, théâtre du premier film. Il est accompagné de ses amis Trevor (Dylan Playfair), Jennifer (Leanne Lapp), Tessa (Stephanie Bennett) et Jared (Howard Lai), sceptiques mais intrigués par cette aventure.
Une fois sur place, les choses dégénèrent rapidement : les portes se verrouillent d’elles-mêmes, les couloirs se tordent, et d’étranges entités commencent à les pourchasser. Dans ce labyrinthe mouvant, ils finissent par tomber sur Lance Preston (Sean Rogerson), l’ancien protagoniste du premier film, qui semble survivre depuis sept ans dans ce cauchemar. Il a cartographié le lieu et croit qu’une porte scellée pourrait mener vers le monde extérieur.
La folie gagne alors le groupe : Alex, obsédé par le besoin de tout filmer, sombre dans la démence et sacrifie peu à peu ses amis pour achever son œuvre, persuadé qu’une seule personne pourra franchir le portail.
Dans un dernier retournement, on le retrouve plus tard, libre et célèbre, grâce au montage de son film — symbole de sa cupidité et de sa perte d’humanité.
Le film met un peu de temps à démarrer, et la partie dans l’hôpital manque parfois d’originalité, malgré quelques bonnes idées comme les pièces qui changent de configuration ou certaines créatures très réussies. Dans l’ensemble, Brave Encounter 2 reste un found footage agréable, avec des acteurs pas toujours parfaits mais crédibles, et une atmosphère assez efficace pour maintenir l’intérêt jusqu’au bout.