Oui, le budget est visible à l’écran dans Greenland : Migration, comparé au premier film. Les effets spéciaux sont globalement réussis, parfois même impressionnants, et les décors post-apocalyptiques, qu’ils soient naturels ou urbains, donnent une vraie sensation d’ampleur et de destruction.


Mais au final, non, le film n’est pas meilleur. Assumant malgré tout son statut de spectacle catastrophe, pour le reste, les limites sont très vite atteintes lorsqu’il empile les codes du genre sans jamais vraiment chercher à les dépasser.

Tout y passe : les dangers attendus, les rencontres de passage, les conflits humains prévisibles. On a souvent l’impression d’un film qui déroule un programme déjà écrit ailleurs, scène après scène.


Le récit adopte une structure de voyage post-apocalyptique à la recherche d’un nouveau paradis terrestre, le fameux cratère de la comète Clarke. Une promesse presque biblique, qui peine à convaincre lorsqu’elle évoque immédiatement des œuvres marquantes comme The Road, The Last of Us ou 28 Years Later, sans oublier Children of Men, un pur chef-d’œuvre.


Dans ce film de Ric Roman Waugh, toujours le même, le réalisateur opte pour une approche simplifiée, parfois lourde, notamment dans son message final aux accents socio-politiques discutables.


Dans son rôle de John Garrity, Gerard Butler parvient à porter le film autant qu’il le peut, tout en essayant d’en être le cœur émotionnel, avec une ambition symbolique assumée, qui frôle certaines fois le sérieux excessif, voire un certain ridicule involontaire.


Greenland : Migration est une démonstration de moyens visuels qui masque un manque cruel d’imagination et d’idées. Bien trop sage, trop balisé, cela reste une formule propre et efficace par moments, avec une vision qui brille beaucoup, mais qui n’éclaire rien.

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le 16 janv. 2026

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