J’ai trouvé Greenland : Migration pénible, médiocre : c'est juste un film avec un empilement de scènes de catastrophes, sans aucune intensité.
Dans le premier, la tension venait d’un truc très terre-à-terre : où dormir, quoi emporter, qui croire, comment protéger les siens avec des scènes qui ressemblent à de la "logistique sous panique" (disputes, choix rapides, "on fait quoi maintenant ?").
Dans Migration, c'est un film qui évolue par "étapes" : on quitte un endroit, on arrive dans un autre, il faut passer un obstacle, puis un autre. Ça ressemble plus à un parcours de jeu vidéo, la tension en moins.
Et tout est sur le même volume, tout est important, toutes les scènes d'émotion sont dictées avec les mêmes consignes. Butler serre les mâchoires, Baccarin pleure, le gosse est en danger pour la énième fois. Les menaces recyclent des tropes post-apo déjà vus ailleurs (et beaucoup mieux foutus).
Le premier film avait une urgence. Celui-ci ressemble surtout à une suite parce qu’il fallait une suite. Bref : ça veut retrouver le grand souffle du film-catastrophe "à l’ancienne", mais sans le nerf, sans la peur.