3
8156 critiques
Du côté de chez soi
Guermantes à l'eau ! En juillet 2020, Christophe Honoré dirige les répétitions d'une pièce, tirée de l’œuvre de Proust, qui ne sera jamais jouée devant des spectateurs, pour cause de pandémie...
le 30 sept. 2021
Je n’aimais pas le cinéma de Christophe Honoré. J’avais apprécié La belle personne, mais c’est tout. Et encore, je n’en ai rien gardé. Et puis Plaire, aimer et courir vite m’avait beaucoup ému. Avant que je voie son détestable Chambre 212. Autant dire qu’un film d’Honoré, de 2h30, en temps de covid, en mode documenteur, au sein de la troupe de la Comédie française, sur les répétitions d’une pièce (adaptée de Proust, donc) qui n’aura pas lieu, ça ne m’attirait pas des masses. Ce spectacle de l’entre-soi bourgeois ressemblait un peu trop à un purgatoire. Je ne sais pas vraiment l’expliquer mais j’ai adoré. De bout en bout. J’aurais aimé que ça dure quatre heures, tant j’étais fasciné par la précision du dispositif, les interactions entre chacun, le mélange de vrai et de faux, de réel et de jeu, d’improvisation et de répétition, la relecture de Proust, la sensation d’être face aux confessions d’un auteur et de sa troupe d’acteurs, le témoignage précieux de cet espace-temps sans précédent. Je lévitais. Tellement que cette dernière réplique (« le petit pan de mur jaune ») m’a achevé, le Don’t wake the dead, de Guards du générique final m’a fait chialer. Peut-être que c’était le bon soir ? Peut-être que ça ne supporterait même pas un deuxième visionnage ? Je ne sais pas. Mais j’ai trouvé ça magnifique.
Créée
le 1 avr. 2022
Critique lue 151 fois
3
8156 critiques
Guermantes à l'eau ! En juillet 2020, Christophe Honoré dirige les répétitions d'une pièce, tirée de l’œuvre de Proust, qui ne sera jamais jouée devant des spectateurs, pour cause de pandémie...
le 30 sept. 2021
7
373 critiques
2020 Une année entre deux, une année qui pose la question du temps, du temps vécu ou non vécu, du temps à l'arrêt ou dans son inexorable course avec ou sans nous. En 2020, en effet, tout est mis à...
le 27 sept. 2021
8
2996 critiques
Je n’aimais pas le cinéma de Christophe Honoré. J’avais apprécié La belle personne, mais c’est tout. Et encore, je n’en ai rien gardé. Et puis Plaire, aimer et courir vite m’avait...
le 1 avr. 2022
10
2996 critiques
J’ai cette belle sensation que le film ne me quittera jamais, qu’il est déjà bien ancré dans ma mémoire, que je me souviendrai de cette maison, ce village, ce petit garçon pour toujours. J’ai...
le 21 nov. 2014
5
2996 critiques
Quand Grave est sorti il y a quatre ans, ça m’avait enthousiasmé. Non pas que le film soit parfait, loin de là, mais ça faisait tellement de bien de voir un premier film aussi intense...
le 24 juil. 2021
2
2996 critiques
Laurent Laffite est génial. Laure Calamy merveilleuse. Ramzi excellent. Elodie Bouchez très juste. Les trois plus jeunes font le taf : Noée Abita, sublime dans Ava ; Sami Outalbali & Mahia...
le 27 sept. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème