Hanami
5.8
Hanami

Film de Denise Fernandes (2026)

Réalisatrice suisse, Denise Fernandes fait partie de la très importante diaspora capverdienne qui dépasse de loin le chiffre de la population du pays. Il n'est pas étonnant que son premier long métrage, Hanami, prenne pour thème l'exil, mais vu du côté de ceux qui restent. Cependant, la cinéaste, dans cette œuvre contemplative, et c'est un euphémisme, entend bien ne pas se cantonner aux clichés en la matière. "Partir ne signifie pas forcément cesser d'aimer et rester ne signifie pas forcément cesser de rêver" : cette phrase résume bien le propos du film, situé sur l'île volcanique de Fogo. Les paysages sont spectaculaires et permettent de ne pas trop s'impatienter devant une narration pas toujours aisément compréhensible, bien qu'une éclaircie apparaisse peu avant le dénouement. Hanami se situe résolument du côté de la poésie et assez souvent de celui du réalisme magique, dans cette histoire de fille abandonnée par sa mère à la naissance, qui commence dans le ventre de cette dernière et se poursuit ensuite à l'enfance puis à l'adolescence. Montgolfière d'or du Festival des trois continents à Nantes, en 2024, et primé également à Locarno, le film doit s'apprécier avant tout en tant qu'expérience sensorielle et visuelle, une manière de dire qu'il requiert une attention exigeante.

Cinephile-doux
5
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le 26 mai 2026

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