Hannah, palindrome qui se mord la queue!

Hannah est le premier volet d’une trilogie sur les femmes. Le réalisateur italien, Andrea Pallaoro, raconte le drame d’une femme âgée (jouée par Charlotte Rampling, égale à elle-même) qui doit continuer à vivre sans son mari, emprisonné au début du film. À partir de cet instant, la lumière s’éteint pour Hannah. Comment composer seule alors qu’elle a toujours partagée sa vie en couple ? Hannah échoue, le poids est trop lourd à porter, il lui est trop difficile d’impulser un renouveau puisque même son fils a décidé de lui tourner le dos. Quel est donc ce mystère pesant entre les membres de cette famille ? Un mari emprisonné, un fils qui se détourne de sa famille et Hannah qui est l’unique à croire en l’innocence de son époux.
Afin de palier sa solitude, Hannah meuble ses journées en travaillant dans une propriété de fortunés où elle réalise des tâches ménagères, tente de s’évader en suivant des leçons de théâtre ou encore exerce son corps à la piscine. Ternie par l’angoisse et le désespoir, elle perdra même son assurance durant ces activités.


Charlotte Rampling est la seule portée à l’écran durant la quasi totalité du film. Le réalisateur use de nombreux plans encadrés où seul le visage expressif d’inexpressivité d’Hannah apparaît. En coupant la plupart des scènes avant leur fin, Pallaoro garde un certain mystère et surtout du suspens dans son intrigue mais à force de ne donner que des miettes, le spectateur peut, ne pas capter les informations transmises, mais surtout il finit par s’ennuyer du trop peu de mouvement de caméra, des nombreux silences et des contemplations du visage de Rampling. Là où le concept et l’idée du film aurait pu être intéressant et original, le réalisateur en a fait un film monastique : monotone et terne.


Critiques à lire sur mon blog: https://reglisseaupaysdesmerveilles.blogspot.com/

Pout
3
Écrit par

Créée

le 28 nov. 2017

Critique lue 2.3K fois

Pout

Écrit par

Critique lue 2.3K fois

3

D'autres avis sur Hannah

Hannah

Hannah

6

Elsa_la_Cinéphile

219 critiques

L'être et le néant

Long très long. Lent très lent. Ce n'est pas que je n'aime pas la lenteur au cinéma, mais à ce point. Andrea Pallaoro a voulu montrer le quotidien vide, désolant d'une Hannah sidérée par...

le 25 févr. 2019

Hannah

Hannah

5

Fritz_Langueur

1140 critiques

Hannah et ses pleurs...

"Hannah" est un film qui joue constamment sur le paradoxe, de fait il est aussi séduisant qu'assommant. La mise en scène d'Andrea Pallaoro est totalement autiste dans le sens où seul lui, semble...

le 6 févr. 2018

Hannah

Hannah

3

Pout

181 critiques

Hannah, palindrome qui se mord la queue!

Hannah est le premier volet d’une trilogie sur les femmes. Le réalisateur italien, Andrea Pallaoro, raconte le drame d’une femme âgée (jouée par Charlotte Rampling, égale à elle-même) qui doit...

le 28 nov. 2017

Du même critique

La Panthère des neiges

La Panthère des neiges

8

Pout

181 critiques

L'affût enchanté

Jusqu'alors, je n'avais du souvenir de lecture du livre éponyme de Sylvain Tesson qu'un duo : lui, le virevolteur de mots, celui aux semelles de feu qui a écumé le monde et ses angles morts (Sylvain...

le 15 août 2021

The Chef

The Chef

7

Pout

181 critiques

Cuisine ouverte

Désormais, et c'est le cas dans le long-métrage The Chef réalisé par Philip Barantini, la tendance est à la cuisine ouverte. Cette dernière exhibe ses formes et ses couleurs face à la pièce à vivre,...

le 2 nov. 2021

Les Sorcières d'Akelarre

Les Sorcières d'Akelarre

8

Pout

181 critiques

Portrait de jeunes filles en feu

Faire mien les mots du poème La Femme et la flamme d'Aimé Césaire pour peindre Les Sorcières d'Akelarre qui est "un dragon dont la belle couleur s'éparpille et s'assombrit jusqu'à former l'inévitable...

le 29 nov. 2020