Hannibal Lecter : Les Origines du mal est un film profondément sombre, qui parvient à captiver dès les premières scènes. La guerre y est très bien montrée, de façon brute et réaliste, sans jamais chercher à l’adoucir. Cette représentation violente et froide pose immédiatement le contexte et explique en grande partie la noirceur du personnage.
Le casting est très réussi. Les acteurs sont convaincants, et le choix de l’enfant pour incarner Hannibal jeune est particulièrement juste. Il transmet parfaitement la douleur, la peur et le traumatisme, sans en faire trop. De la même manière, Gaspard Ulliel, qui interprète Hannibal adolescent et jeune adulte, est extrêmement bien choisi. Il apporte au personnage une froideur, une élégance et une intensité troublantes, tout en laissant transparaître les blessures profondes du passé.
On comprend très vite qu’Hannibal a vécu des choses horribles, inimaginables, qui vont profondément le marquer et façonner l’homme qu’il deviendra. Le film est très sanglant, parfois difficile à regarder, mais cette violence n’est pas gratuite. Elle sert le récit et renforce l’idée d’un parcours marqué par la souffrance, la perte et la vengeance.
J’ai été totalement plongée dans le film dès les premières scènes, tant l’ambiance est pesante et immersive. Une scène m’a particulièrement brisé le cœur : celle de la petite fille portant le bracelet de Misha. Ce moment est d’une tristesse immense et résume à lui seul le traumatisme irréversible d’Hannibal.