De cette petite chose compliquée qu’est le bonheur...
Le documentaire prend place dans un petit pays bouddhiste reculé où le roi a créé un ministère ayant pour vocation le bonheur de ses sujets. Aujourd’hui, leur bonheur passe par l’arrivée de la télévision et d‘internet.
Ce grand changement nous est dévoilé à travers les yeux d’un jeune garçon. Il est le regard de l’innocence, l’œil neuf qui a tout à découvrir. Symbole d’une société qui change, il peine à se plier à la volonté de sa mère, celle d’aller étudier au monastère au lieu de jouer et d’aller à l’école.
« Happiness » est intéressant car il permet de découvrir une civilisation et ses modes de vies, totalement étrangers à notre propre culture occidentale. Il permet également d’être témoin à l’échelle d’un petit groupe d’individus d’un bouleversement sans pareil qui changera à tout jamais une population.
Le documentaire n’est cependant pas révolutionnaire car à aucun moment il ne développe réellement son sujet en proposant une étude poussée des répercussions liées à la modernisation du pays. Tout l’aspect politique est éludé pour un point de vue plus intimiste, c’est un peu dommage.