C’est celui qui m’avait laissé le plus mauvais souvenir à l’époque de sa sortie et mon impression reste la même aujourd’hui.
C’est vraiment un épisode de transition entre un 1er film qui a su installer une ambiance avec des personnages complexes et un 3ème épisode à la mise en scène de haute volée grâce à la patte du réalisateur des « Fils de l’Homme » et de « Gravity ».
Cet épisode 2 fait donc pâle figure sûrement en partie à cause du contenu du livre, mais le principal problème c’est que Columbus n’a pas su épurer cette intrigue pleine de longueurs inutiles (2h40 quand même).
Rien que ce début de film ultra poussif aurait pu être réduit de 15 bonnes minutes pour arriver plus rapidement à Poudlard.
Ce qui n’aide pas c’est cette mise en scène ultra statique et le jeu des acteurs poussant le grotesque au-delà de l’acceptable.
Beaucoup de personnages sont longuement mis en place pour ensuite disparaitre complètement comme la famille de Ron ou pour s’avérer totalement fade et décevant comme l’agaçant elfe de maison avec la fille des toilettes.
Lockhart n’est pas spécialement drôle et il ne sert pratiquement à rien non plus.
Bref beaucoup de personnages ennuyants qui servent uniquement à ralentir l’intrigue qui doit nous amener inévitablement vers l’affrontement sur une variation très mal amenée de Voldemort.
Le seul personnage intriguant de ce film restera le père Malefoy qu’on apprend à connaitre par ce mystère des Serpentard mais il est maladroitement exploité.
Il est présenté comme un tyran de cour d’école, digne d’une sitcom qui carbure au bizutage de ses camarades tout comme son rejeton.
Vers le début on assiste à sa diatribe ridicule et gratuite de méchant dans la librairie et il tiendra ce registre jusqu’au bout malgré les quelques mystères qui se révèlent.
Et tout va s’enchainer comme dans une série AB sur des quiproquos paresseux, jeu d’acteur compris.
L’épisode d’après fera aisément oublier cet épisode bancal.