Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban fait partie de ceux que j’ai le moins regardés. Non pas parce qu’il me déplaisait, mais pour une raison que j’ignore : on ne l’avait pas en DVD. Je décide donc de profiter d’un Melbourne-Doha pour me relancer dans l’aventure et redécouvrir ce classique. Quel excellent film.
Les temps longs, les changements de saisons, les travellings, l’ambiance sombre qui commence à s’installer doucement mais sûrement dans ce monde d’Harry Potter, autrefois rythmé par des fêtes d’Halloween dans la salle de banquet de Poudlard.
La brillance de l’utilisation de la remontée dans le temps — bien que j’imagine qu’il faille en féliciter l’écrivaine (je ne suis pas lecteur de la série) — est remarquable. Elle ne donne pas envie de vomir comme on pourrait le ressentir dans un Marvel ou autre. Ici, on ne revient que quelques heures en arrière, sans musique, en suivant une chorégraphie parfaite et très bien filmée, sobre dans son fantastique, et racontant une histoire crédible dont on veut absolument connaître la suite.
Harry Potter, comme peuvent l’être Star Wars (prélogie) et Le Seigneur des Anneaux pour moi, jeune millennial, mérite de dépasser la critique. Leurs univers sont ancrés dans nos veines. Cette ambiance écossaise m’a toujours fasciné et donne envie d’y partir. J’aime ce chic anglais mêlé à ce fantastique réconfortant, celui qu’on regarde avec ses sœurs : le fameux film de Noël.
Cet épisode, vous l’aurez compris, permet au spectateur de retomber dessus des années plus tard et d’en découvrir une nouvelle facette. Et cela me donne déjà envie d’y retourner. C’est donc un bon film !