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Allo Maman, bobo
Heavy est un petit drame intimiste classique qui parvient à toucher du doigt l’émotion sans faire trop jouer les violons, ce qui est appréciable. Même si l’on pourra reprocher à sa plume d’user...
le 6 févr. 2017
Heavy est un petit drame intimiste classique qui parvient à toucher du doigt l’émotion sans faire trop jouer les violons, ce qui est appréciable. Même si l’on pourra reprocher à sa plume d’user jusqu’à la corde le mantra agaçant « t’es gentil alors t’es forcément un gros simplet », James Mangold construit une tranche de vie touchante à travers le parcours de 4 personnages qui sont chacun à un stade différent de leur vie mais qui, tous, cherchent encore à s’émanciper, sans réellement y parvenir.
La belle dynamique du film est en grande partie due à une direction d’acteur bien sentie. De Liv Tyler, encore toute jeunette avec sa mâchoire de Tyrex à Pruitt Taylor Vince, sa tronche si particulière et sa bonhomie naturelle, tous les comédiens sont investis dans des rôles contenus qui manquent pourtant un peu de substance. Entendons par là que les personnages finissent par sombrer dans un mode automatique qui devient gênant au bout d’un moment.
Elle est à mon sens, là, la limite de ce joli petit film qui ne dépasse tristement pas son statut d’œuvre modeste intéressante. Dans le côté unidimensionnel de chaque personnage : comme si le message était avant tout fataliste, on est comme on est, et il est illusoire d’essayer d’échapper à sa condition. Certes la fin trouve une nouvelle source de soleil et se veut optimiste, mais est soit trop en décalage avec le désespoir qui irradie l’ensemble de la bobine, soit un peu trop tardive, pour avoir l’impact nécessaire à un changement de cap qui sortirait tout ce petit monde de l’immobilisme dans lequel il est englué.
Reste que Heavy est une proposition attendrissante, habitée à la fois par une douceur troublante et une violence sourde qui réside dans les non dits. Il ne lui manque qu’un poil d’épaisseur pour marquer davantage les esprits et déclencher l’envie d’y revenir plus tard.
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le 6 févr. 2017
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