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le 31 mars 2021
SuivreLe gourou de la mort
Pas terrible cet épisode. L'intrigue est plutôt faible malgré une idée de départ pas déplaisante. Disons qu'on sent que ça n'était pas un scénario prévu pour la saga Hellraiser, ça coince un peu du...
Rick Bota rempile derrière la caméra pour la 7ème aventure vidéographique des Cénobites. Avec le même trou du cul au scénario, associé à un autre trou du cul. De toute façon à Hollywood y’en a plein. Les Weinstein rempilent à la production, et avec 4 million de $ et un tournage délocalisé en Roumanie, qu’ils essayent de faire passer pour Londres, nous voilà en tant que spectateur face à une nouvelle belle merde des studios Miramax.
Cette fois l’histoire suit les péripéties de Amy, une reporter gonzo, qui s’infiltre telle une Harry Roselmack hardcore dans les milieux les plus malfamés, pour délivrer des articles à sensation. Edgy au possible, elle s’implique à fond dans son métier. Je pense à Albert Londres, Gunter Wallraff et autres Robert Namias. Hervé Claude, Jean-Claude Narcy, faites place, ténors du journalisme ! Mais comme on le sait, je journalisme total c’est totalement nul.
Pour se convaincre de la qualité de son travail prenons le titre de son article, littéralement ‘’Être une pute à crack’’ (sans blague), écrit après avoir passé des mois dans un squat avec des héroïnomanes. Mais quel rapport avec Hellraiser ? Me direz-vous. Et bien aucun ! Vous répondrais-je. Puisqu’une fois de plus le scénario n’était pas prévu pour faire partie de la saga, mais suivait la descente aux Enfer (encore une) d’une journaliste dans les tréfonds d’un culte, dont le gourou a la capacité de ressusciter les morts. Bad Ass va !
‘’Un culte occulte avec un gourou qui culbute ses ouailles pour les ressusciter, j’adore la nécrophilie ! Tu sais ce qui serait génial Bobby ? C’est que dedans il y ait Pinhead. On pourrait en faire un nouvel ‘’Hellraiser’’. Les clients n’y verraient que du feu, et y’a moyen qu’on se fasse un peu de la thune ! Et j’adore la thune putain !’’
Ces propos authentiques, rapportés à Harvey Weinstein, entre deux attouchements sexuels non-consentis, témoignent absolument parfaitement de la qualité de ce bien triste ‘’Hellraiser : Deader’’. ‘’Deader’’, ironiquement ça colle parfaitement avec le niveau de la saga au moment de ce 7ème volumes, en état de mort cérébrale. Pour une troisième fois consécutive la saga met en scène un personnage qui sombre peu à peu dans un monde de débauche, qui se veut extrême, et se retrouve face à des Cénobites qui font de la configuration. Et bien entendu un Pinhead en pilote automatique, qui se contente de faire ce qu’il fait depuis le premier volet.
‘’Deader’’ c’est le niveau zéro du scénario, il n’a strictement rien à raconter, et l’histoire a été vu ailleurs des dizaines de fois et en mieux. Comme ‘’Lord of the illusions’’, pour le citer une fois de plus. Il n’y a aucune profondeur, et le métrage se contente d’alterner scène vaguement sanglantes, avec le danger sectaire, mais sans en apporter aucune dimension. Pourtant c’était facile de faire un petit message sur les dangers du sectarisme. Mais non, ils préfèrent nous balancer Pinhead à la gueule, et aseptiser l’aventure malsaine vécue par Amy pour la rendre des plus génériques.
En fin de compte, sur le film en lui-même il n’y a pas grand-chose à dire, parce que tout d’abord il n’existe pas en tant qu’unité, c’est un film ‘’Hellraiser’’, et ensuite parce qu’il ne fonctionne pas non plus dans la saga. C’est réalisé avec un élastique de slip, écrit par des manchots (les animaux hein, pas les gens sans bras), monté par un Gilbert Montagné sous prozac, l’ambiance est à chier, les rebondissements sont risibles et visibles à 15 bornes, et le final est d’une platitude qui ferait passer un épisode de ‘’Maguy’’ pour du Michael Bay. (une sombre histoire de ralenti pour rallonger la durée du film)
‘’Hellraiser : Deader’’ c’est la suite logiqu du vide sidéral annoncé par ‘’Bloodline’’, par une interprétation très cynique de l’idée d’une suite, dont c’est la parfaite négation. Ne faisant que reprendre le visuel des Cénobites, sans développer quoi que ce soit de l’univers ‘’Hellraiser’’. C’est malhonnête, et d’un mépris sans nom pour les spectateurs, réduit à des cerveaux vides à remplir d’encore plus de vide. Donc pourquoi pas en produire un 8ème au cours de la même année ??
ps : ‘’On va faire encore plus de la thune !’’
- Harvey Weinstein -
-Stork._
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Créée
le 10 févr. 2020
Critique lue 360 fois
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