Lee Kang-Sheng est l'acteur fétiche du réalisateur Tsaï Ming-Liang, et le moins que l'on puisse dire c'est que le comédien s'inspire fortement de son metteur en scène pour ce film. L'influence de Tsaï Ming-Liang se ressent non seulement dans le style, dans l'esthétique mais également dans la manière de raconter, les thématiques et même le sujet abordés avec cette histoire d'une rencontre entre un dealer anciennement riche et une vendeuse de trottoir aux tenues affriolantes. La Narration est volontairement diffuse, le récit se disperse très souvent dans des séquences voir scènes d'"à côté" qui à priori n'apportent rien à la pseudo-intrigue. La façon de filmer de Lee est comme dit plus haut proche de celle de son mentor mais avec moins de longueur dans la durée des plans séquences, par contre il y a une utilisation de lentilles légèrement déformantes. Mais dans la seconde moitié, l'ennui surpasse la curiosité et au final ce film m'a déçu.