Héros modestes
6.2
Héros modestes

Moyen-métrage d'animation de Akihiko Yamashita, Yoshiyuki Momose et Hiromasa Yonebayashi (2018)

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Après un premier film qui lorgnait beaucoup trop du côté de leur ancien employeur, les employés du studio Ponoc, (créé par des anciens de Ghibli) se sont lancés dans une anthologie de courts métrages. Et grand bien leur fasse. Personnellement, j'aime bien les cours métrages et je trouve qu'on a perdu l'habitude de la forme courte alors que c'est un super format pour proposer des choses, expérimenter ou s'affirmer. Cette première anthologie était consacré aux "héros modestes" et a vrai dire la thématique était à prendre au sens large.

Le premier court métrage Kanini & Kanino a été réalisé par Hiromasa Yonebayashi (Arrietty, Souvenirs de Marnie) et pourrait limite être un spin-off d'Arrietty centré sur des petites créatures sous-marine. Celles-ci doivent survivre dans un étang ou une rivière, entre les poissons, le courant et les attaques de créatures diverses. Deux enfants, Kanini et Kanino qui ont vu leur père être emporté par leur courant décident de partir à sa recherche.


C'est assez sympathique même s'il y a des éléments qui font très "incrustration 3D" dont un poisson bien dégueux. L'univers est bien planté et j'aime bien l'idée de faire un film muet où seul le nom des personnages est prononcé à voix haute Par contre on sent que Yonebayashi a vraiment du mal à se détacher du style Ghibli : non seulement le chara design de ses personnages mais aussi leurs expression semble sortit d'un film de Miyazaki. (C'est d'ailleurs un truc qui va très mal vieillir avec les IA capables de reproduire des images "a la Miyazaki")

Le second court métrage : La vie ne perdra pas à... un titre hyper nul à l'internationale, là où en japonais, il s'appelle Samurai eggu (Le Samouraï Oeuf.) Il raconte les galères d'un enfant allergique aux oeufs. Ce défaut anodin en apparence est un véritable handicap dans un univers où cet aliment se retrouve dans la plupart des plats préparés au monde. D'autant plus quand l'allergie est tellement vivace que se faire toucher la joue par un simple takoyaki peut l'envoyer à l'hopital. Et à quel point cela demande à sa mère d'être ultra-vigilante.


J'ai été attiré par ce court-métrage suite à une vidéo de la youtubeuse Lapeint qui le vantait comme étant un joyaux inconnu. Et effectivement, c'est le meilleur des trois. Les japonais sont vraiment bons pour le "slice of life" et 20 minutes en raconte autant qu'un film d'une heure et demi sur le sujet, notamment sur le fait que toute la famille doit affronter cette infirmité être sur le qui-vive.


En plus c'est super joli, je me souviens qu'il y a un passage en bus qui m'a impressionné par sa gestion des couleurs. Après, j'ai vu le CV du réalisateur Yoshiyuki Momose et si le mec semblait être inconnu au bataillon, il a bossé très longtemps chez Ghibli, le mec à été animateur sur Le Tombeau des Lucioles, et c'est lui qui a fait les cinématique du jeu vidéo Ni no Kuni. Donc, pas un manche.

Le troisième court métrage : Invisible, m'a un peu paumé par contre. Réalisé par un inconnu, Akihiko Yamashita il raconte l'histoire d'un homme qui est littéralement invisible aux yeux de la société. Personne ne remarque sa présence. Lui même est aussi affecté par un défaut qui fait qu'il est obligé de toucher un objet lourd en permanence sinon il


C'est le genre de court-métrage que j'aurai gagné à voir indépendamment parce qu'il fait tache en comparaison des deux autres notamment par son côté très oniriques là où les deux autres étaient vraiment terre à terre. Et surtout, je ne comprends rien a l'infirmité du héros : il est invisible mais intangible ? Après, ça reste très bien réalisé, surtout le passage où ayant laché l'extincteur qu'il trimbale avec lui, il se met à s'envoler qui provoque chez moi une angoisse assez métaphysique. Le style d'animation est aussi différent et ça a le mérite d'être très condensé et de bien raconter son sujet avec une fin assez satisfaisante.


Bon, dans l'ensemble, les trois court-métrages se regardent en 50 minutes, ce qui est le temps standard d'un épisode de série ordinaire et en plus ils sont vraiment bien réalisé, j'ai peu de reproche à faire. (On est loin des moments où je m'ennuyais devant des compils de court-métrage Disney.)

Est-ce que je le montrerais à des enfants ? Si je veux les dégouter à vie des poissons, oui pour le premier. En vrai si les courts métrages ne montrent rien de choquant, ça se sent que c'est à destination des adultes.

Possibilité de remake/suite : Apparemment ils ont un volume 2 de ce genre d'anthologies dans les tuyaux.

Le détail qui me titille : Les petits êtres vivent sous l'eau à longueur d'année, mais lorsqu'ils sortent de l'eau ils inspirent comme s'ils reprenaient leur respiration avant de rentrer dans l'eau. Ils ont des poumons pour rester des semaines sous l'eau ?

Suis je le seul : A me demander comment le héros de Invisible fait pour avoir un boulot si personne ne le remarque ? Comment il reçoit sa paie à la fin du mois si personne ne sait qu'il est là ?


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le 6 déc. 2025

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