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le 8 févr. 2019
SuivreUn dunk en pleine tête du système
Comme Steven Soderbergh n'est toujours pas décidé à arrêter de faire joujou avec son IPhone 7, on pouvait légitimement se demander ce que pouvait apporter un tel outil comme plus-value...
Vu ce soir.
En VOST.
Faut s'accrocher.
Ça parle anglais. C'est sous-titré en français. Mais ça reste du chinois.
Pas tout compris.
Voire pas grand chose.
Voire rien du tout.
Faut dire que la NBA et moi, on ne ne se connait pas.
Je retente demain, promis Steven.
High Flying Bird versus moi. Match retour, toujours en VOSTFR.
Mais avant, bref échauffement lexical.
Lockout : arrêt des activités d'une ligue sportive professionnelle par les propriétaires d'équipes, généralement suite à l'échec des négociations entre la ligue et le syndicat des joueurs concernant une convention collective. Merci Wikipédia.
La saison de basket est alors interrompue.
Plus aucun match n’est joué.
Les transferts sont gelés.
Les revenus aussi. Ceux des joueurs, d’abord. Des agents, ensuite. Effet de ruissellement.
Avantage aux stars de la discipline – les plus riches.
Gros handicap pour les rookies – les plus précaires.
Et c’est là que High Flying Bird entre en scène.
Le film est réalisé/photographié/monté par Steven Soderbergh. Tourné à l’iPhone 8.
Il est écrit par Tarrell Alvin McCraney, auteur de la pièce In Moonlight Black Boys Look Blue, dont le film oscarisé Moonlight est l’adaptation.
A l’écran, ça bavarde, ça fuse. Il y a du jeu. Faut suivre le rythme, chopper le ballon. D’où l’échauffement d’avant film, nécessaire.
Mais il y a autre chose.
Le lockout, c’est la rupture du calendrier médiatique. Un arrêt du récit.
High Flying Bird se lit alors comme un film de casse qui ne dit pas son nom. Un braquage dont Ray Burke (André Holland) est le cerveau.
Sauf que son objet n’est pas l’argent. C’est le récit.
Dérober l’agenda sportif aux puissants. S’en démarquer. Pour libérer les joueurs de leurs chaînes.
« I love the Lord and all his black people. »
Ray prépare le terrain à la révolte de l’athlète noir.
Je me rappelle alors que Steven Soderbergh a fait un film sur le Che.
Soderbergh, un sympathisant révolutionnaire ? Sa filmo parle pour lui.
Et High Flying Bird de raconter une révolution. Son prologue.
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il y a 7 jours
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