C’est l’histoire de l’arroseur arrosé, Harvey Keitel voulait désenvouter Kate Winslet, il se retrouve déconstruit. Le gros macho présomptueux se transforme en homme soja ^^. « Holy Smoke » est un de mes films préférés de Jane Campion. Son discours féministe n’est pourtant pas aussi radical qu’on le pense. Après l’inévitable guerre des sexes, vient le temps de la paix et de l’amitié. Un an à peine après le succès de « Titanic » Kate Winslet prend un malin plaisir à casser son image d’héroïne romantique. Quand à Harvey Keitel, il fait passer son personnage de « Reservoir dogs » à « Priscilla folle du désert » avec beaucoup de courage. Probablement trop en avance sur son temps dans son discours, « Holy Smoke » fut mal reçu à l’époque. Il mérite d’être redécouvert par les nouvelles générations. A noter aussi pour l’anecdote que le film était produit par Miramax donc Harvey Weinstein… Hollywood et ses paradoxes…