Film étonnant et interpellant. Comme d’habitude, Isabelle Huppert s’en sort à merveille auprès d’Olivier Gourmet, lequel n’est pas en reste. Une famille unie et heureuse vit dans une sorte de nulle part, à côté d’un tronçon d’autoroute jamais terminé, jusqu’à ce que les travaux reprennent.. Tout va basculer et le cocon va exploser.. Les trois enfants reflètent l’enfance (le garçon) et l’adolescence pour les deux filles, la cadette, plutôt sage, studieuse et réfléchie et l’ainée, feignante, passant son temps à faire de la bronzette, fumer et écouter de la musique à fonds. Le couple semble solide mais l’épouse n’envisage pas un seul instant à quitter cet endroit devenu maudit. C’est son chez soi, leur maison. Sont-ils tous un peu barges ou ce sont les autres qui le sont? Parodie grinçante de la vie à toute vitesse symbolisée par l’autoroute et de l’attachement coûte que coûte à nos racines ? Expropriation forcée ? La famille avant tout. Film atypique en replay actuellement. Je l’aurais noté 6,5 *