Lorsque Diana se réveille d'un coma avec des pertes de mémoire suite à un accident de voiture, elle et son mari cherchent à obtenir des traitements expérimentaux dans un centre éloigné. Au fur et à mesure que les procédures s'intensifient, leur mariage est mis à l'épreuve et Diana commence à s'interroger sur les véritables motivations de son mari.
Honey Bunch est drame horrifique canado-américain de Madeleine Sims-Fewer et Dusty Mancinelli sorti en février 2026.
Comme un sentiment de "déjà vu"....
Honey Bunch est un film glauque et déroutant. Ses interprètes ne sont vraiment pas à leur avantage et évoluent dans une ambiance malsaine et pesante, dans un cadre et sous une photographie sortie des seventies. Au début du film, j'ai pensé aux films de Yogi Lanthimnos mais le métrage s'en éloigne rapidement. La narration du film est inconfortable et frustrante pour le spectateur qui peut finir, ce qui fût mon cas, par décrocher. Très rapidement, on mesure que les responsables et médecins du centre de repos, pas francs du collier, ont des choses à se reprocher. Les patientes, Diana et Josephina, se croisent et placent tous leurs espoirs dans les soins qui leurs sont prodigués. Elles connaitront des fortunes diverses. En proie au doute, Diana va développer vis à vis de son mari et des médecins une méfiance croissante, compte tenu de son quotidien perturbant et des mensonges qu'elle devine. Elle les attribue à des hallucinations mais doit bien se résoudre au constat qu'il y a quelque chose de "déjà vu" et de "pourri" dans ce centre de rééducation. Et pourtant....
Entre un pathos pénible entretenu par le mari et les scènes ridicules des dernières séquences confuses de batailles de dortoirs, Honey Bunch sombre dans le registre grotesque dans son dernier tiers, après avoir été ennuyeux pendant une bonne partie de son déroulement.
Desservi par un scénario maladroit et un film longuet, des interprètes peu attachants (Grace Glowicki et Ben Petri) et une ambiance qui hésite entre le body horror et le romantisme "gnan gnan" , Honey Bunch manque cruellement sa cible.
Ma note: 4/10