La première partie de Hostages, consacrée à la présentation des protagonistes et à leurs préparatifs, est confuse. Du montage éclaté adopté par Rezo Gigineishvili, il est difficile de tirer toute empathie envers des personnages dont les motivations peu explicites ne convainquent pas d’autant que ces sept jeunes gens ne font pas partie des plus miséreux.
La deuxième partie plus classique privilégie l’action et le suspense (un peu). Le vol intérieur emprunté doit mener nos « héros » de Tbilissi à Batoumi, une station balnéaire proche de la frontière turco-géorgienne et possible porte de sortie depuis une Géorgie pas encore indépendante. Mais ici Gigineishvili ne relate pas le détournement d’avion survenu en novembre 1983. Il s’en inspire très librement et déforme le déroulement des évènements. Hostages, film russo-géorgien, ménage les autorités des deux parties productrices. Ainsi, le spectateur devra se contenter d’un très rapide survol du procès et des sanctions prononcées envers les sept jeunes protagonistes.
Le titre même du film semble inapproprié même si on le rapproche du carton final qui stipule que, jusqu'en 1991, les ressortissants des États satellites de l'URSS n’étaient pas autorisés à quitter leur pays.