Hot Milk
5.1
Hot Milk

Film de Rebecca Lenkiewicz (2025)

Le Miraculé de Mocky + Lou&Andy de Little Britain . Film sur mère indigne et tordue:

Quelques remarques en désordre et avec mini spoils.

Une fille est manipulée par sa mère via la culpabilité et elle rencontre une autre fille torturée elle aussi par la culpabilité. Ce n'est donc pas qu'un "film lesbien"(sic).

Tentative de défense de ce film dont la forme rend ça difficile alors que son fond est passionnant.

Pas étonnant que le livre adapté avait été un énorme succès en librairies signé d'une Deborah Levy.

La plupart des critiques que je croise ne parlent que de l'apparition "à cheval" d'une lesbienne et des deux seules mini scènes de sexe lesbien (dont une hors-champ).

Un "foulard" semble même aggraver le cas de celle à cheval...

Or ce vagin lesbien est "l'arbre qui cache la forêt" de sujets.

Même nos experts critiques favoris du Masque et la Plume se sont focalisés que sur les deux lesbiennes et le foulard au détriment de l'ensemble.

Le film m'est bourré de supers forts rares sujets mais dans un montage et réalisation parfois pénible, poussive un peu,...sauf la deuxième partie dont le montage et précipitation me rappellent même mon "Wake in fright" de Ted Kotcheff.

(dans la scène finale choisie par Rebecca Lenkiewicz, la terreur va d'ailleurs sans doute réveiller la mère...).

Parmi les très forts et rares sujets: il y a les aidants; certains malades sont pénibles et de mauvaise foi mais on a pas souvent le droit de le dire; une mère ignoble punissant son ex mari en le privant de sa fille, qu'elle manipule par la culpabilité et des reproches doucereux tordus...etc.

Un autre personnage a handicapé un autre à vie et se sent très coupable.

Comment vivre avec cette culpabilité?

C'est étonnant que les radios et journaux qui nous ont saoulé avec l'affaire Pierre Palmade pendant des mois, n'arrivent pas à se concentrer et conseiller et même veulent nous rebuter à consacrer juste 90 minutes à l' oeuvre d'art de cette Rebecca Lenkiewicz qui traite de la culpabilité d'avoir handicapé des gens à vie...comme l'a fait Palmade.

Les critiques professionnels du Masque et la plume ne semblent croire que l'autre personnage ne porte qu'une foulard mais elle porte aussi la culpabilité d'avoir handicapé sa soeur à vie.

Et semble se punir dans des relations qu'avec des hommes.

  • Vicky Krieps n'est d'ailleurs pas "ridicule"(sic) du tout en lesbienne qui se punit en sortant qu'avec des alphas vrais mâles (car elle a handicapé à vie sa soeur). Elle semble se punir avec le sourire et se retenir de faire ce qu'elle aime, comme une sorte de Thérèse lesbienne...une scarification à coups de quéquettes?

  • Grace à SC, je découvre que Rebecca Lenkiewicz est co scénariste du récent Salt Path, aussi sur une aidante et un malade mais véridique.
  • Ici, une des jeunes filles est victime d'une mère abusive qui comme Jean Poiret dans le Miraculé se fait passer pour handicapée en fauteuil roulant. Elle a cherché "à maintenir chez elle son enfant qu'elle utilise comme punition contre le mari parti à ses quatre ans, date à laquelle auraient commencé sa maladie. On arrive dans l'histoire quand cette aidante qui a mis sa vie personnelle et professionnelle en pause pour s'occuper de sa mère, est au bord de la crise de nerfs...elle est épuisée psychologiquement par cette emprise. Surtout, qu'en passant à l'âge adulte et très sexuel, cette aidante commence à soupçonner l'embrouille mais est encore en déni refusant de voir et croire que toutes ces années d'handicap seraient une supercherie d'une foldingue.




  • Ma Emma Mackey m'est convaincante en aspirante scientifique: ce qui me rappelle le très bon film 'Ammonite' où Kate Winslet est aussi aspirante scientifique (au travail spolié par un musée) prenant aussi soin de sa mère comme ici. Et accessoirement lesbienne aussi.

  • c'est aussi un film sur la maltraitance animale; donc, non, il n'y pas que des lesbiennes à foulard et à cheval dans ce film...

(nb: les Lou et Andy de mon titre sont les deux personnages de la série Little Britain où Andy est aussi en fauteuil roulant car juste faignant, et abuse aussi de la gentillesse de Lou...)

Créée

le 18 juin 2025

Critique lue 236 fois

Critique lue 236 fois

11
5

D'autres avis sur Hot Milk

Hot Milk

Hot Milk

1

salinetriplesaut

46 critiques

Edgy\20

Que quelqu’un explique à cette actrice qu’elle a le droit de jouer autre chose qu’une étudiante pseudo edgy et froide mais avec des sentiments qd on fouille bien ;) C’est 0 de chez 0. Aucune...

le 4 juin 2025

Hot Milk

Hot Milk

6

Welcrom

24 critiques

Regarder la mer freudienne monter

Dégoûtés de la psycho s'abstenir, ça vous agacera juste. La bande annonce laissait présager un pétage de plomb existentiel cathartique, j'ai eu droit à un drame psychologique où la protagoniste gère...

le 13 juin 2025

Hot Milk

Hot Milk

8

Cleo-57

119 critiques

Lait chaud

L’adaptation envoûtante de Hot Milk par Rebecca Lenkiewicz, d’après le roman de Deborah Levy, brûle plus qu’elle ne réchauffe — et c’est précisément ce tiraillement émotionnel qui me fascine. Le...

le 26 juin 2025

Du même critique

Emmanuel Macron, la stratégie du météore

Emmanuel Macron, la stratégie du météore

9

Pierre-Amo-Parfois

1019 critiques

L'art de la comédie; apprenti Messmer; la beauté du diable; l'art du réchauffé; Margin Call-Girl

_Moi, membre de SC, je découvre qu'avant candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron a joué au théâtre dans sa jeunesse; un de ces premiers rôles a été dans...

le 29 nov. 2016

Rencontres du troisième type

Rencontres du troisième type

10

Pierre-Amo-Parfois

1019 critiques

si je tombe dessus en zappant, je suis perdu car je le regarde jusqu'au bout

Essayez de le voir en extérieur! Le cinéma sous les étoiles prend alors tout son sens: quand la bordure de l'écran se confond avec le ciel. Vu il y a des années dans un théâtre romain à ciel ouvert...

le 3 nov. 2014

Baby Driver

Baby Driver

10

Pierre-Amo-Parfois

1019 critiques

'On connaît la chanson' visuel; 'Le Transporteur' chantant

(modifiée 08/01/2019 où j'apprends dans un bonus OCS que les chansons étaient choisies et leurs droits achetés 4 ans avant le tournage du film; les acteurs jouaient sur la musique avec parfois des...

le 18 août 2017